Paris La Défense, 2 juin 2026
Introduction
Toovalu, l’Institut d’Économie Durable (IED), Lefebvre Dalloz Compétences, Michael Page et le
Pacte mondial de l’ONU – Réseau France publient « Réussir sa prise de poste en RSE », une étude conduite auprès de 260 professionnels qui documente les défis des premiers mois en poste et collecte témoignages des professionnels et conseils des recruteurs.
Premier enseignement : malgré le contexte de « backlash écologique » et une évolution réglementaire constante, 75% des professionnels se sentent aujourd’hui soutenus par leur direction.
La RSE n’est plus perçue comme une simple fonction de conformité, mais comme un levier de transformation et de performance pour l’entreprise.
Le professionnel de la RSE est considéré comme un véritable business partner, capable de relier enjeux économiques, opérationnels et socioenvironnementaux.
L’étude met également en lumière les écueils d’une prise de poste et les conditions nécessaires pour structurer durablement la fonction au sein des organisations.
Les données clés à retenir
- 70 % des professionnels de la RSE ont acquis leur reconnaissance interne en moins de 12
mois, dont 24 % en moins de 3 mois ; signe d’une intégration rapide des enjeux de durabilité au coeur du business. - 51 % des répondants identifient la pression externe (marché, clients, appels d’offres)
comme le premier moteur des avancées RSE en interne. - 47 % des professionnels auraient pu développer un sentiment d’illégitimité (ou syndrome
de l’imposteur) à leur arrivée en poste, premier piège identifié de la prise de poste. - 66 % des répondants considèrent la gestion de projets complexes et transversaux comme
la compétence clé de la fonction.
La RSE : une fonction essentielle qui relie performance et durabilité
L’étude révèle un glissement fondamental : pour 51% des professionnels, ce sont désormais les
pressions externes (évolution du marché, demandes des clients, appels d’offres) qui constituent le premier moteur des avancées RSE en entreprise, loin devant les convictions internes et les contraintes juridiques.
Devenue stratégique, la fonction RSE conserve un ancrage solide au sommet des organisations avec 42 % des professionnels interrogés rattachés à la Direction Générale.
Dans le cadre d’une prise de poste, un professionnel sur trois estime que le soutien de la gouvernance a été le principal facilitateur de son intégration. Un soutien qui s’inscrit dans la durée : une personne interrogée sur deux déclare avoir souhaité incarner, dès son arrivée, un rôle de « partenaire opérationnel ».
Avec la transformation de la fonction, les attentes à l’égard de l’expert en RSE évoluent également. La gestion de projets complexes et transversaux apparaît ainsi comme la compétence numéro un attendue des professionnels RSE (66 %), devant le leadership, la communication et l’intelligence relationnelle.
La posture attendue n’est plus celle de l’expert-sachant, mais celle d’un traducteur capable de relier RSE et performance.
Une prise de poste qui s’accompagne de succès rapides
Cette transformation porte ses fruits rapidement.
Près d’une personne sur quatre estime avoir gagné sa reconnaissance interne en moins de trois mois, et la grande majorité l’a obtenue dans l’année qui a suivi sa prise de poste.
Trois facteurs déclenchent ce passage de seuil : un premier succès visible sur les projets, une communication claire et incarnée, et le soutien affirmé de la direction.
Ce premier succès prend deux formes dominantes : l’approbation d’une feuille de route claire (38%), ou l’obtention d’un label ou d’une certification (23 %).
À l’arrivée en poste, l’enjeu n’est donc pas tant de tout transformer que de poser un cap structurant, lisible, et validé par la gouvernance.
L’étude souligne enfin un réflexe partagé : 85 % des professionnels ont senti le besoin de se former pour atteindre leurs priorités, et plus d’un quart identifient les groupes de travail externes comme une ressource clé pour rompre l’isolement et accélérer leur montée en compétences.
Les écueils de la prise de poste : entre illégitimité et complexité
Si la fonction se renforce, la prise de poste reste exigeante.
Le sentiment d’illégitimité, cité par 47 % des répondants, reste le premier piège à l’arrivée, devant la tentation de l’isolement (35 %) et la confusion entre identité personnelle et poste (29 %).
Sur le terrain, trois défis se posent aux nouveaux arrivants : l’étendue du périmètre à prendre en main (citée par près d’un répondant sur deux), la culture d’entreprise résistante (42 %) et le manque de temps (41 %). Le fonctionnement complexe de l’entreprise est également cité par 39 % des professionnels parmi les principaux freins.
Ces obstacles sont d’autant plus marqués que 73 % des recrutements en RSE sont externes et près de 60 % correspondent à une création de poste : les nouveaux arrivants doivent souvent structurer la fonction en partant d’une page blanche.
La fonction RSE se transforme et devient stratégique pour l’entreprise. C’est une attente des clients, du marché et de l’interne. Les professionnels de la RSE sont non seulement des experts mais aussi des collaborateurs qui embarquent derrière une ambition commune. Les entreprises recherchent aujourd’hui des profils capables de relier impact et performance, de dialoguer avec les métiers et d’accompagner la transformation opérationnelle. Aussi, pour qu’une prise de poste soit réussie, il est essentiel de rester attentif à l’acculturation du nouvel arrivant à son environnement. Il n’y a pas de recette magique, il faut de la reconnaissance et un peu de temps.
David Meyer, Directeur de l’offre ESG du groupe Lefebvre et Président de Toovalu
Méthodologie
L’étude a été réalisée entre janvier et mars 2026 par Toovalu, l’Institut d’Économie Durable, Lefebvre Dalloz Compétences, Michael Page et le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France.
Elle repose sur 21 entretiens qualitatifs et une enquête quantitative en ligne de 26 questions menée auprès de 237 professionnels de la RSE/Durabilité, soit un total de 260 répondants.
100 % des répondants ont occupé un poste en RSE/Durabilité/Sustainability et 89 % l’occupent encore aujourd’hui.
L’échantillon couvre les grands groupes (27 %), les ETI (47 %), les PME (22 %) et les TPE (4 %).
À propos :
Toovalu, pionnier de la stratégie RSE & Climat, accompagne les entreprises dans le pilotage de leurs démarches grâce à une plateforme complète (bilan carbone, CSRD, trajectoires). Une solution alliant logiciel, expertise et accompagnement.
L’Institut d’Économie Durable (IED), école supérieure crée avec Lefebvre Dalloz, forme en 1 ou 2 ans des étudiants et des professionnels aux nouvelles exigences des métiers de la transition en leur donnant un bagage hard skills solide : finance, réglementaire, stratégie, conduite du changement.
Lefebvre Dalloz Compétences propose plus de 1 700 formations couvrant l’ensemble des métiers du droit, du chiffre et des soft skills, incluant des formations en RSE, ESG et conformité pour accompagner la montée en compétences des professionnels.
Michael Page accompagne toutes les entreprises sur leurs problématiques de recrutement (CDI, CDD, intérim, management de transition, freelancing…), ainsi que les professionnels en recherche d’emploi (du technicien au cadre dirigeant) sur plus de 25 secteurs d’activité.
Pacte Mondial – Réseau France, relais officiel du Pacte mondial des Nations Unies, rassemble plus de 2 200 entreprises et 100 organisations autour de la RSE et du développement durable. Il propose un cadre volontaire fondé sur 10 principes, et accompagne la mise en oeuvre de l’Agenda 2030.
Contact presse :
Lefebvre Dalloz
groupelefebvre@havas.com / 06 72 55 80 35 / 06 07 14 77 28