Lefebvre Dalloz, leader européen de la connaissance juridique et fiscale et première legaltech en Europe, publie, en partenariat avec l’Institut CSA, le premier baromètre consacré à la perception et aux usages de l’intelligence artificielle par les professionnels du droit et du chiffre. Si l’IA s’est désormais installée dans leur quotidien, son adoption repose d’abord sur les usages des collaborateurs, sans attendre la définition d’un cap clair par les directions : plus d’1 structure juridique et comptable sur 2 n’a toujours pas de position sur l’IA ; et dans les entreprises qui ont adopté une position défavorable vis-à-vis de l’IA 46 % des équipes concernées l’utilisent déjà. Dans un marché encore en structuration, la confiance s’impose comme le premier critère de choix et le principal levier de différenciation.
Réalisée auprès de 627 professionnels (avocats, notaires, experts-comptables, entreprises et acteurs du secteur public) entre janvier et mars 2026, l’étude Lefebvre Dalloz x CSA dresse un état des lieux de l’appropriation de l’IA par les professions du droit et du chiffre. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle n’est plus un horizon lointain : son adoption est massive, qu’une politique officielle soit définie ou non. Ainsi, 72 % des professionnels du droit et du chiffre y recourent déjà dans leur activité, un taux qui atteint 81 % si l’on inclut les intentions d’usage.
Cette transformation des pratiques s’inscrit dans la durée : lorsque l’IA est adoptée, elle s’installe durablement, puisque près de 9 utilisateurs sur 10 y ont recours au moins chaque semaine. Pour près d’un tiers des utilisateurs, l’IA fait même partie du quotidien, un chiffre qui monte à un sur deux chez les notaires, avocats et experts-comptables. Par ailleurs, les usages de l’IA reflètent logiquement les besoins métiers de chaque profession : la recherche de jurisprudence est plébiscitée par les avocats et notaires, tandis que les experts-comptables privilégient la fiscalité, la comptabilité et l’automatisation des tâches répétitives.
Principaux enseignements
Près de 9 utilisateurs sur 10 ont recours à l’IA au moins une fois par semaine.
71% des professionnels considèrent que l’IA va révolutionner leur activité professionnelle, allant jusqu’à 90% chez les experts-comptables, 81% chez les avocats et 79% chez les notaires
51% des structures n’ont pas encore formalisé de position officielle sur l’utilisation des outils IA et dans les entreprises qui ont adopté une position défavorable vis-à-vis de l’IA. 46% des équipes concernées l’utilisent déjà.
96% des utilisateurs citent le gain de temps comme premier bénéfice de l’IA ; 67% la productivité accrue ; 51% le fait de décharger les équipes.
69% des utilisateurs estiment que l’IA leur confère un avantage concurrentiel sur leurs pairs.
Une adoption massive de l’IA qui suscite la vigilance
L’IA transforme durablement les usages avec un niveau de satisfaction des utilisateurs très élevé : 92 % d’entre eux se déclarent satisfaits des IA spécialisées et 84 % estiment leur investissement rentable.
Concernant les risques liés à l’adoption de l’IA, les professions réglementées se scindent en deux groupes : pour la moitié d’entre elles, l’IA ne représente aucun risque particulier pour leur structure, tandis que pour l’autre moitié, la prudence est de mise.
Par ailleurs, 40 % des professionnels redoutent que leurs collaborateurs ou confrères puissent perdre leur emploi du fait de son développement. Cette crainte est particulièrement marquée chez les notaires (67 %).
L’étude révèle également que les pratiques apparaissent contrastées lorsque l’entreprise affiche une position défavorable vis-à-vis de l’IA en libre-service. 46% des répondants reconnaissent que certains collaborateurs y ont recours malgré tout, révélant un décalage entre les directives officielles et les usages réels sur le terrain.
Des usages différenciés selon les professions : l’IA ne se décline pas en un seul modèle
Le Baromètre confirme que toutes les professions ne se comportent pas de la même manière face à l’IA. Avocats, notaires et experts-comptables plébiscitent les IA juridiques adossées à des contenus vérifiés par des experts. Les fonctions opérationnelles en entreprise (DAF, DRH, directeurs juridiques) sont, pour le moment, plus attachées à l’usage d’IA grand public dans leur quotidien, tout en reconnaissant qu’une solution experte serait l’idéal.
L’ensemble des populations partagent une exigence commune et non négociable : la confiance. 80 % des répondants déclarent préférer une IA adossée à des fonds documentaires validés par des experts plutôt qu’une IA nourrie uniquement par des données publiques. Ainsi, la sécurité des données (56%) et la fiabilité des réponses (49%) sont présentées par les répondants comme les premiers risques associés à l’utilisation de l’IA.
Lefebvre Dalloz, acteur de référence historique dans un marché qui pose ses repères
Dans ce contexte, Lefebvre Dalloz s’impose comme l’acteur de référence de l’IA spécialisée : 81 % des répondants lui accordent leur confiance toutes cibles confondues, loin devant ses concurrents directs. Il est le plus spontanément cité en matière d’IA spécialisée, sa solution d’IA juridique et fiscale GenIA‑L arrivant systématiquement en tête. Un crédit qui s’ancre dans une légitimité construite sur une histoire de plus de 200 ans et des contenus juridiques fiables, issus des dizaines de milliers d’ouvrages et revues doctrinales publiées par les maisons d’édition du Groupe. Leader européen de la connaissance juridique et fiscale, le groupe est déjà largement adopté par le marché : 78 % des avocats et 68 % des experts-comptables interrogés révèlent être déjà clients Lefebvre Dalloz.
« Ce baromètre nous livre un signal fort : les professionnels du droit et du chiffre ont franchi le cap de l’IA, souvent par eux-mêmes, souvent sans cadre. Mais l’enthousiasme ne suffit pas à dissiper les inquiétudes et c’est précisément là que réside notre rôle. La question n’est pas « est-ce que j’utilise l’IA ? » mais « à qui puis-je faire confiance pour l’intégrer dans mon processus de décision ? ». A ce titre, nous sommes fiers d’avoir été cité comme le premier partenaire de confiance des professionnels. Lefebvre Dalloz n’est pas un acteur technologique de plus : nous sommes un tiers de confiance historique, ancré depuis des décennies dans ces professions, et le sparring partner de leurs transformations. GenIA‑L avec 80 000 utilisateurs a été conçu pour répondre à cette exigence de fiabilité que l’IA généraliste ne peut tout simplement pas satisfaire. »
Julien Tanguy, Directeur Général du Groupe Lefebvre et Président Lefebvre Dalloz
Méthodologie et contact
Cette étude a été réalisée par CSA Research pour Lefebvre Dalloz entre le 23 janvier et le 6 mars 2026, par téléphone (méthode CATI) auprès de 627 professionnels répartis en cinq cibles : avocats (131), experts-comptables (131), notaires (71), entreprises (223) et secteur public (71). Les cibles ont été construites pour représenter les différentes tailles de structures et fonctions prioritaires de Lefebvre Dalloz. Les personnes interrogées ne sont pas issues de la liste des clients de Lefebvre Dalloz, CSA Research a géré le panel en toute indépendance.
Pour toute demande d’information complémentaire concernant ce baromètre, nous vous invitons à contacter : groupelefebvre@havas.com