Article rédigé en 12/2025
Objectif : prévenir tout accident de travail ou maladie professionnels pour les travailleurs
Les professionnels HSE, tels que le Responsable Hygiène Sécurité Environnement (HSE), sont en charge de deux grands sujets dans leurs organisations : l’hygiène et la sécurité au travail (aussi appelée Santé, Sécurité au travail ou SST) et l’environnement. Pour la SST, l’objectif est de prévenir tout accident de travail ou maladie professionnels pour les travailleurs, quels que soient le secteur (privé ou public) ou la taille de la structure.
Prévention des risques professionnels et culture sécurité
L’article L. 4121-1 du code du travail impose à tous les employeurs de prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». La santé au travail est donc globale : elle inclut aussi la santé psychique (et pas seulement l’intégrité physique). Toute politique de prévention des risques professionnels au travail commence par une évaluation des risques auxquels sont exposés les travailleurs. A titre d’exemples, on peut citer le bruit au travail, les risques chimiques et biologiques, les risques de chute (de plain-pied ou de hauteur), les risques liés aux troubles musculosquelettiques (TMS) ou encore les risques psychosociaux (RPS).
Les résultats de cette évaluation doivent être consignés dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) que l’entreprise a l’obligation d’actualiser une fois par an minimum. C’est le socle de toute démarche de santé au travail, qui doit se concrétiser par des actions de prévention pertinentes qui découlent de cette évaluation proprement dite. Plus globalement, les préventeurs agissent pour diffuser une culture sécurité dans leur structure, c’est-à-dire un état d’esprit et un engagement à tous les échelons de l’entreprise, pour maitriser les risques professionnels des activités à tous les niveaux.
La prévention des risques environnementaux
Les activités économiques génèrent fréquemment des impacts sur l’environnement : production de déchets, émissions de gaz à effet de serre qui contribuent au dérèglement climatique, rejets dans l’eau, l’air ou les sols, impact sur la biodiversité, etc.
La réglementation en matière de protection de l’environnement est foisonnante et elle évolue constamment. Des exigences réglementaires encadrent l’exploitation des activités : autorisation environnementale, législation des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), les filières à Responsabilité élargie du producteur pour les déchets, réglementation énergétique, etc. Leur but commun est la prévention des pollutions et des risques générés par les activités et la responsabilisation des exploitants, mais aussi la décarbonation des activités économiques, dans un contexte de réchauffement climatique, et la protection de la biodiversité (alors que 7 l :imites planétaires sur 9 ont été dépassées).
Concrètement, nombre d’entreprises choisissent de se lancer dans la certification environnementale, afin de mieux maîtriser leurs impacts environnementaux. Et de plus en plus de structures intègrent des plans de transition dans leurs stratégies globales (politiques d’investissement, gouvernance, objectifs de réduction, engagement fournisseurs et clients, décisions opérationnelles, etc.). C’est en ce sens que les démarches HSE et RSE (responsabilité sociétale des entreprises) ou ESG sont inextricablement liées. Des exigences réglementaires sur le devoir de vigilance ou encore le reporting ESG sont aussi à prendre en compte.